« NO PAIN, NO GAIN » - « NO DIET, NO PERF »

L’alimentation est un facteur déterminant dans la pratique du sport de compétition (sports d’endurance et sports de force).
L’entraînement nutritionnel joue un rôle tout aussi capital que l’entraînement physique dans la performance du sportif de haut niveau : une alimentation bien gérée et adaptée à chaque étape permet d’optimiser les performances sportives en évitant les risques de blessures et les risques liés aux hypoglycémies, troubles digestifs, crampes, etc pouvant être synonymes de contre-performance sportive.

POUR LE SPORTIF D'ENDURANCE :
1- La période d’entraînement
L’alimentation pendant la période d’entraînement repose sur la base d’une alimentation variée et équilibrée, et sur un rythme alimentaire adapté aux horaires des séances d’entraînement et aux horaires professionnels.
Elle doit permettre de maintenir ou atteindre le poids de forme, c’est-à-dire le poids dans lequel le sportif se sent bien et qui lui permettra de faire la meilleure performance physique, et obtenir un pourcentage de masse grasse correspondant à la discipline sportive pratiquée.

2- La période de pré-compétition
L’adaptation nutritionnelle applicable la semaine précédent la compétition se fait en 2 phases et a pour but d’amener les réserves de glycogène musculaire à un niveau maximal. Cette surcompensation apportée par une alimentation riche en glucides permet de stocker une source d’énergie optimale nécessaire aux efforts fournis pendant l’épreuve et permettant d’éviter les coups de pompe, hypoglycémies et le fameux « mur du marathonien ».

3- L’alimentation et l’hydratation pendant la compétition
Pendant l’effort, l’organisme utilise de l’énergie et subit des pertes en eau et en sels minéraux par la sueur qu’il convient de compenser régulièrement par des apports en glucides, en eau et en sodium.
Il est primordial de prévoir des boissons de l’effort et des aliments énergétiques adaptés et tolérés à consommer tout au long de l’épreuve afin de maintenir un niveau énergétique suffisant jusqu’à la fin de la compétition.
Attention, il est essentiel de tester les produits en période d’entraînement pour ne pas avoir de mauvaises surprises notamment de tolérance digestive personnelle.

4- La période de récupération
La récupération est une étape fondamentale de la performance. Pendant cette période, l’alimentation s’organise en 2 temps successifs : la collation de récupération immédiate et le repas de récupération à distance.
L’alimentation doit permettre de restaurer l’organisme suite à l’effort physique fourni responsable d’altérations physiologiques majeures : perte en eau et en électrolytes, altération de la cellule musculaire, déplétion des réserves glycogéniques, déséquilibre de la balance acido-basique etc..
L’alimentation aura donc pour objectifs majeurs de réhydrater l’organisme, favoriser la reconstruction musculaire, restaurer les réserves énergétiques en glycogène et rétablir un statut vitaminique et minéral correct pour lutter contre les radicaux libres.

POUR LE SPORTIF DE FORCE :
Les prises alimentaires et hydriques pour le sportif de force sont à prévoir avant, pendant et après les séances en veillant à un apport en protéines qualitatif et quantitatif adapté en fonction de l’objectif de l’athlète (maintien ou prise de masse musculaire).
La période de récupération est le moment le plus important dans la gestion nutritionnelle du sportif de force. Elle doit permettre d’optimiser les synthèses protéiques musculaires, restaurer les stocks de glycogène et la balance hydrique.